Typologie des femmes 3: l’allumeuse qui n’assume pas

L’allumeuse qui n’assume pas

Parfois confondue avec l’hyperactive qui fuit, l’allumeuse qui n’assume pas en est pourtant distincte. Sa dangerosité est moindre, car elle est moins trompeuse. Elle représente néanmoins pour les pauvres êtres de chair (faible) que nous sommes – a fortiori inexpérimentés – une tentation à laquelle il convient de ne pas céder avec déraison.

Caractérisation et analyse

Le caractère d’allumeuse n’est pas bien difficile à déterminer, même sans en avoir côtoyé de très près. C’est une espèce répandue, surtout dans une tranche 15-25 ans, mais ça peut se prolonger au-delà. Globalement, l’allumeuse est incapable d’envisager les rapports à l’autre sexe – parfois les deux pour les plus délurées – sous un angle autre que la séduction. C’est d’ailleurs souvent un rapport monovalent : elle sera volontiers tout décolleté et mini jupe dehors avec vous, mais sera bien refroidie lorsque vous lui sortirez votre numéro de séducteur du Grand Bassin. En gros, « laissez-moi vous draguer, mais, surtout, ne me draguez pas ! » Ce n’est pas encore la composante in-assumée qui s’exprime, c’est simplement qu’elle ne conçoit le rapport de séduction que d’elle à autrui et pas l’inverse. La séduction étant une dynamique sociale, l’allumeuse qui n’assume pas a donc des allures mondaines très marquées, et s’entoure majoritairement d’hommes avec qui elle peut jouer. Les femmes qui la côtoient répondent à une fonction précise : faire-valoir, souffre-douleur (« T’as vu ? Il s’intéresse à moi, pas à un boudin comme toi ! »), voire d’auxiliaire (pour chauffer les hommes en mimant des attouchements lesbiens, par exemple). Mais, ces relations sont toujours enveloppés d’une séduction. Synthétiquement, ce sera la femme qui, court-vêtue (bien que pas forcément la mieux faite physiquement dans l’assistance), sera environnée d’un nuage d’homme tous en ithyphalles extraordinaires, mais qui n’accordera aucune importance pas plus d’importance à l’un d’entre eux qu’aux autres.

Pour ce qui est de ne pas assumer, tout simplement, c’est qu’elle finit par craindre ou regretter ses conclusions. Vous avez couché, ça s’est pas trop mal passé, et, pourtant, à partir du lendemain, elle ne vous recontacte plus et vous fait la gueule ? Vous êtes tombé sur une allumeuse qui n’assume pas. Cela se repère à un paradoxe discret dans son attitude : elle aime raconter sa vie sentimentale, et surtout sexuelle – ou, plutôt, les déballer – en racontant par le menu la liste de ses amants présents et passés et ce qu’ils lui font de plaisant, allant même jusqu’à ne pas démentir des liaisons dont elle ne s’est pas vantée, voire, s’inventant des liaisons tout-à-fait imaginaires auxquelles personnes ne croit ; mais elle ne démentira pas non plus le bruit qui court que telle ou telle liaison hautement improbable est quasi-impossible et n’a certainement pas eu lieu. Elle laisse ainsi se construire autour d’elle une réputation ambiguë : d’un côté, c’est une dévoreuse d’hommes, mais, de l’autre, elle en parle plus qu’elle n’en fait, donc, elle n’est « pas si salope que ça ». Tout cela est, évidemment, une question de narcissisme et d’estime de soi.

Utilité et perspectives

Honnêtement, entre nous ? Pas grand-chose. À la rigueur, comme rite initiatique, histoire de dire que « on a fait comme les potes ». C’est mieux que le jeu de la biscotte, faut bien le reconnaître, même si, comme elle n’assume pas, sous la couette, vous risquez d’être méchamment déçu : en effet, elle ne se laissera pas aller outre mesure aux jeux raffinés de l’érotisme, soit par peur du qu’en-dira-t-on, soit par dégoût sincère. Le plus bénéfique qui puisse sortir de tout ça, c’est que, si ça s’est bien passé entre vous, elle pourra vous faire une réputation d’amant plutôt flatteuse – même si largement au-dessus de ce qui s’est passé lorsque vous lui avez fait sa fête.

Conclusion

L’allumeuse qui n’assume pas plaçant vie sentimentale et sexuelle à un plan plutôt social qu’intime, avec toutes limitations et tous les dévoiements qui vont avec, tout rapport avec elle est voué à être foireux à terme. Et à terme plutôt court, faut pas se mentir. Donc, sauf à espérer valoriser ça comme un point sur votre tableau de chasse, ou à obtenir une réputation – à la crédibilité toute relative – d’amant du siècle mois, passez votre chemin. Allez voir plutôt sur youporn.

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10 réflexions au sujet de « Typologie des femmes 3: l’allumeuse qui n’assume pas »

  1. Je me suis fait avoir par une allumeuse,pure te dure .
    Et sortir de ce genre de relation fait très mal.
    Alors bien sûr ça ne veut pas dire qu’on n’a fait aucune erreur et que la seule à nous avoir mise dans l’illusion , c’est elle.Non! j’y ai cru bêtement et n’ai pris aucun recul sur cette relation.

    Tout avait pourtant bien commencé et j’avais rencontré cette fille intelligente belle et qui paraissait très sûr d’elle. Bref elle me fascinait.
    Je l’ai rencontré au conservatoire dans lequel j’étudié. Moi étant galant je la raccompagné tous les mercredi soir à la gare et attentais son train avec elle.
    C’est ainsi qu’elle a commencé à s’intéresser à moi , malgré le fait qu’elle savait qu’on n’allait certainement plus se voir puisque je partais pour 5 ans au Japon.
    On commence à s’envoyer des sms très gentils et doux. Elle me demande au mois de mai de lui composer une œuvre pour piano car elle est pianiste. Je lui compose donc une pièce pour piano.

    Les mois suivants elle m’envoie des mails plus attanchant me demande si je suis célibataire , je lui
    réponds que oui et elle me dit qu’elle l’est aussi.
    Tout devient un vrai conte de fée. Oui je commence alors à l’idéaliser et cela a été mon erreur.

    Au mois de juillet elle m’envoie un sms pour me dire qu’elle a chaud et qu’elle mange une bonne glace à la vanille alors moi je décide de sexualiser la séduction. Je lui dit que j’aimerai lécher et manger cette jolie musicienne à la vanille, à ma grande surprise , elle répond que je suis grand coquin et se prend au jeu de la séduction.
    Bref rien de bien méchant.

    J’arrive au japon le 21 juillet et je décide de lui écrire et donc de lui avouer mes sentiments.
    Je sais j’aurai dû le faire avant.
    Elle me répond qu’elle aussi est intéressée par moi mais qu’elle m’a laissé faire ce choix de partir au japon. Tout se passe donc bien.
    Je lui dit que je vais écourter mon séjour et ne rester qu’un an. Je veux quand même profiter de ce voyage car pour moi c’est une espèce de voyage intellectuel,qui était très important pour ma propre construction.
    Au début elle comprend puis quelques jours après elle me dit qu’elle en a marre de poiroter là toute seule. Sur le coup je prend cela pour une remarque affective et surtout pleine d’amour.
    S’en suive après des mails très gentils.
    Elle m’envoie un mail pour me dire qu’elle a chaud et qu’elle va prendre sa douche , elle est en petite tenue. C’est donc à ce moment là qu’on a vraiment sexualisé la séduction.
    Elle me dit qu’elle est seule dans son lit et qu’elle a froid alors je lui dit que je peux venir la réchauffer dans le lit et que peut-être je ferais plus. Elle me demande alors de préciser le fond de ma pensée. Je précise de manière érotique ce que je ferais avec elle mais ça reste très allusive. Puis elle insiste de nouveau pour me demander de continuer. Alors je continuer et je parle de positions. Sur le coup elle rigole et ne dit rien.
    Le jeu continue pendant plusieurs jours. Elle me dit même ce qu’elle fera avec moi lorsqu’on sera tous les deux dans le lit. Elle le dit de manière très précise.

    Puis au mois d’octobre, elle me fait le reproche de lui avoir envoyé un mail très chaud et même très violent et que ce n’est pas une manière de parler aux filles. Je me dit que c’est une réaction bizarre mais je passe et oublie cette remarque. Je m’excuse de lui avoir envoyé de ce mail.

    Durant ces mois , elle commence à jouer au froid et au chaud. A dire que c’est mon choix et qu’il ne faut pas pleurer puis à dire qu’il faut que je revienne vite car sinon ça sera honneur aux hommes.Elle me demande si ma vie de célibataire me va.
    Puis elle pleure et me dit qu’on ne peut rien y faire et ensuite quelques jours après me dit que je m’en fous.
    Tout cela agrémenté de compliments et de doux mots et de jolis surnoms. Elle continue à m’envoyer des mails érotiques de manière allusive. Elle me dit qu’elle est seule sous la douche et qu’il faudrait que je lui frotte le dos. Puis je lui demande si ça se fera et elle me dit  »on verra ».
    Tout cela était toujours de manière allusive sans vraiment dire la vérité. Mais comme elle jouait au froid et au chaud et qu’elle me faisait du chantage affective, j’ai cru et j’ai perdu pied, j’ai cru qu’on pouvait coucher ensemble.

    Elle me renvoie un mois plus tard un mail dans lequel elle me refait le reproche de on mail parlant des positions sexuels, mais elle en rigole.

    Suite à ma déclaration , lui disant que j’ai peur lorsqu’on va coucher ensemble , elle me dit simplement qu’il ne faut pas avoir peur de ça.

    Puis elle recommence à me faire du chantage affectif en me disant de revenir plus tôt et là on se dispute. Elle me dit que chacun a sa vie et que je fais ce que je veux. Je lui demande , j’avoue , insistance , ce qu’elle veut dire par là. Elle me dit qu’elle se sent blessée et meurtrie par mon comportement et qu’il lui faut du temps.
    Sur ce coup je n’y comprends plus rien.

    Fin février elle me dit qu’elle a un blocage. Je lui demande de me préciser ce qu’elle veut dire mais elle me dit simplement que je me suis emballé un peu vite. Bizarre…..

    J’ai compris maintenant et je sais qu’elle m’a manipulé pour me faire revenir plus vite et voyant que je ne revenait pas plus vite elle a voulu me mettre tout sur le dos. Me faire passer pour un pervers et un harceleur comme elle me l’a dit.

    De plus elle s’amusait à m’envoyer des piques :  » tu arrives à voir les fautes de français de tes élèves ?car vu le nombre de fautes que tu fais… »;c’était souvent des piques de ce style qu’elle m’envoyait et aussi des piques pour me rendre jaloux et dire que beaucoup d’hommes tournaient autour d’elle.

    J’ai compris que j’étais tombé sur une allumeuse manipulatrice et fée clochette. Elle m’a attiré par le sexe pour ensuite me traité de pervers et me piétiner.
    Elle a utilisé le chantage affectif pour mieux me dominer. Or l’amour ce n’est pas cela, l’amour c’est désir et prendre en considération l’existence de l’autre. C’est donc une relation. Aimer c’est désirer l’autre et c’est donc jouir et faire jouir. Or elle n’aimait pas Moi mais simplement ma présence.
    Alors évidement j’ai fait des erreurs et j’aurai du suivre ma raison. Mais j’ai perdu pied face à la réalité. C’est la première fois que je tombe sur ce genre de fille et ça m’a profondément blessé. Heureusement que je suis philosophe et que j’ai pu donc me construire un nouvel être.

    J’ai compris que si une fille joue avec les sentiments et passe du sentiment de gentillesse au sentiment de tristesse et de colère puis redevient gentille , ce n’est pas bon signe. Si on aime quelqu’un on est clair avec ses sentiments. Ou alors on s’excuse mais elle ne s’est jamais excusé et n’a jamais reconnu ses erreurs.

      • Merci pour votre commentraire. Cela confirme ce que je voyais inconsciemment.
        J’ai posté cette histoire sur un autre site et on m’a traité de fou et que c’était moi qui voyait le mal partout.

        Ce qui fait mal,c’est que lorsque j’ai connu cette fille,elle était à l’opposé de ce qu’elle est devenue quand on a communiqué par mail lorsque je suis arrivé au Japon.
        Je crois que ce qui m’a fait perdre pied est le fait qu’elle m’envoyait au mois de décembre des messages pour me dire qu’elle pleurait parce que je n’étais pas là mais qu’elle ne m’en voulait pas puis elle me disait qu’elle m’en voulait , bien sûr sans véritablement le dire. C’est le fait de savoir qu’elle pleurait et que je la faisais souffrir, qui m’a fait perdre la tête.

        Au début c’était comme un conte de fée,une immense tendresse,que je n’avais jamais eu avec mes anciennes petites copines.
        Ce qui est dure à accepter c’est de voir qu’elle peut être d’une très grande douceur et balancer des méchancetés comme ça sans qu’il n’y ait de lien avec la conversation.

        Pourquoi a t-elle voulu jouer avec la sexualisation?si elle a été vraiment choqué par mes mots , normalement elle m’en aurait fait le reproche tout de suite et non trois mois après. Elle ne m’aurait pas fait le reproche trois mois après et puis trois mois après et un mois après. Elle ne m’aurait pas dit  »je veux bien te rendre un service mais je suis à des milliers de km de toi ».

        Là où je me sentais mal c’est qu’elle utilisait des phrases pleines de paradoxes:une fois elle me demandait ce que je répondais lorsque les japonais me demandaient si j’étais célibataire. Moi comme un imbécile, je lui répondis  »que je ne suis pas célibataire » et là elle rigola et me dis que si, puisqu’on ne sort pas encore ensemble.
        Elle me demandait une fois ce que je ferais avec elle dès mon retour et je lui dit que je l’inviterais à l’opéra etc…..que je lui dirais des mots doux etc..et là elle me dit que tout cela n’est que du rêve. Je comprends maintenant avec le recul, que tout cela été pour m’enfoncer et me piétiner encore plus.
        C’est le profil typique de la manipulatrice, qui utilise l’injonction paradoxale pour me faire perdre la tête et me piéger. Car dans ce genre de phrase , on ne peut répondre car rien ne va, peut importe la réponse.

        Là où j’aurais du suivre mon  »instinct » de survie, c’est lorsque je l’ai invité pour la première fois à aller boire un coup dans un bar, près du conservatoire dans lequel on étudiait. Tout se passait bien quand tout à coup , sans aucun lien avec la discussion, elle me dit que je fais trop de fautes d’orthographes quand j’écris par sms et que ça l’agace. Son visage était à ce moment là devenu froid. Sur le coup j’ai pris cela à la rigolade. Puis en rentrant chez moi, je me suis dis qu’il y avait quelque chose qui cloché dans son comportement et j’étais mal à l’aise. Mais bon , comme je l’admirais, je n’ai rien vu du tout.

        Toute cette histoire m’a profondément blessé à tel point que j’ai failli passer au suicide. Je ne suis pas le genre de personne à y penser et à me laisser aller.
        Mais là elle avait réussi à me faire passé pour un fou.
        La seule phrase qu’elle m’a dit c’est  »ne regarde pas derrière mais regarde devant car le passé c’est le passé ». Ce genre de phrase est ignoble car elle ne s’est pas excusé et ne m’a jamais excusé. Elle m’avait même traité d’harceleur.
        Je suis dégoûté par le comportement de certains Hommes. Je déteste la misogynie mais je déteste aussi le machisme inversé.
        Le pire c’est qu’elle m’avait le reproche de ne l’avoir pas embrassé avant mon départ et de lui avoir fait la déclaration que lorsque je suis arrivé au japon. Elle m’a traité de  »lâche ». C’est le genre de fille qui aime donner des leçons de morale mais qui ne les suit pas. C’est facile de traiter quelqu’un de lâche alors qu’on n’est même pas capable de s’excuser ou de faire les mêmes reproches mais cette fois ci au téléphone.

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